Bernard Perraudin
Tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec Bernard ont les mêmes mots : un homme affable, attentif aux autres, soucieux de comprendre les différents points de vue et de rechercher le bon équilibre. Il s’engageait avec régularité et constance dans les dossiers qu’il abordait.
Impliqué dans les organisations de professionnels de l’urbanisme (Conseil Français des Urbanistes, Office Professionnel de Qualification des Urbanistes) à une période où les points de vue étaient parfois forts divergents, il parvenait avec tact, non sans fermeté, mais aussi avec un peu de malice, à emmener les discussions vers des étapes constructives.
Son regard ouvert et positif sur la profession transparaît dans l’ouvrage « L’Europe des urbanismes, cultures et pratiques du projet », qu’il avait coordonné et préfacé en 2004, s’attachant à repérer les « mécanismes de réussite ».
À l’OPQU, il a beaucoup contribué au fonctionnement de l’Office au moment où doctrine et principes étaient en phase de finalisation.
À ce titre, il a été un membre très actif du Conseil d’administration dans l’élaboration des textes fondamentaux de l’Office. Sa pertinence de jugement combinée à sa rigueur dans les valeurs ont été des atouts précieux pour notre organisme.
Nous voudrions souligner ici sa profondeur d’engagement. Tout naturellement, au moment de sa retraite, le Conseil d’administration l’a élevé au titre d’urbaniste émérite.
Ce titre est attribué par l’OPQU « aux urbanistes qui, par leur engagement au sein de l’OPQU ou dans leur activité professionnelle, ont particulièrement contribué au développement de la qualification professionnelle ou au développement de la profession d’urbaniste ».
Bernard devait tout naturellement être l’un des premiers récipiendaires de cette qualité.
Au-delà du professionnel, nous perdons un ami très attachant.
Au nom de l’OPQU, que sa mémoire d’urbaniste émérite soit ici honorée.