Accueil de l'OPQU Actualités de l'OPQU Assemblee de l'OPQU Procédures de qualification de l'OPQU Histoire de l'OPQU L'annuaire de l'OPQU Accueil de l'OPQU Les références de l'OPQU Contacter l'OPQU
L’HISTOIRE DE L’OFFICE PROFESSIONNEL DE QUALIFICATION DES URBANISTES
La profession d’urbaniste

L'urbanisme est une pratique spécifique qui a pour objet de proposer une organisation réfléchie et responsable des territoires constitués par les espaces naturels, ruraux, urbains, dans le respect de l'intérêt général et de la recherche d'équilibres territoriaux. L'îlot, l'espace public, le quartier, la ville, le territoire sont les différentes échelles de l'urbanisme et s'inscrivent dans l'aménagement du territoire.

L’urbanisme étudie les enjeux dans la durée et propose notamment les traductions spatiales des politiques sociales, économiques environnementales et culturelles, il concourt à la formation du paysage. Il met en évidence les choix possibles d’occupation et d’usage de l’espace pour le court, le moyen et le long terme, à toutes les échelles des territoires et en fonction des changements prévisibles des modes de vie.




Le diagnostic qui préside à la création de l’OPQU

Cependant, dans les années 90, l'urbanisme ne fait l'objet, en France, d'aucune reconnaissance en tant que champ et pratique professionnels autonomes ; la profession d'urbaniste, qui n'est pas réglementée, ne connaît pas de définition officielle, l'appellation d'urbaniste recouvrant des formations, des pratiques et des méthodes hétérogènes.

Cette situation est préjudiciable à la qualité des décisions et à celle des réalisations à toutes les échelles de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme.

En effet, l'urbanisme tel qu'il est défini plus haut, est étroitement lié à la société, au processus de décision politique et à l'exercice d'une démocratie participative concernant l'ensemble des acteurs de cette même société.

Dans ce contexte, la démarche d'urbanisme doit y être caractérisée par :

> un travail en équipe, afin d'appréhender le plus grand nombre possible des dimensions à prendre en compte ;

> le dialogue avec tous les acteurs de l'urbanisme, au premier rang desquels se trouvent les habitants et les citoyens ;

> l'élaboration des synthèses nécessaires à la réflexion des responsables politiques et la traduction, en termes de projets, de leurs choix politiques.

Pour adopter une telle démarche avec efficacité, il faut offrir aux donneurs d'ordre la possibilité de repérer les personnes physiques qui, par leur formation et leur expérience, agissant individuellement ou au sein d'une équipe, permettent de maîtriser les méthodes qu'elle suppose.

Promouvoir l'urbanisme n'est donc possible qu'avec des urbanistes formés et expérimentés, capables d'appliquer les méthodes de l'urbanisme et reconnus comme tels.

Les évolutions des politiques de l'Etat et les évolutions institutionnelles ont conduit à une grande diversité des formes d'activité et des statuts des urbanistes, suivant les organismes dans lesquels ils pratiquent :

> fonctionnaires et contractuels de l'Etat ou des Collectivités Territoriales,

> salariés d'organismes publics ou privés,

> professions libérales.


Les objectifs sous-tendant sa création


Les associations fondatrices affirmaient la nécessité d’offrir aux donneurs d’ordre la possibilité de repérer les personnes physiques qui, quel que soit leur mode d’exercice, par leur formation et leur expérience, agissant individuellement ou au sein d’une équipe, offrent les garanties de maîtrise des méthodes de l’urbanisme.
Elles proclamaient alors la nécessité d’organiser la profession des urbanistes autour d’un système unique de qualification facilitant la plus grande mobilité possible entre ces différentes formes d’exercice.


La création de l’OPQU


Au vu de toutes ces considérations, les associations fondatrices, en accord avec l’État et l’Association des Maires de France, ont donc créé le 3 avril 1998 l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes, selon les règles de la loi de 1901 sur les associations.
Ses fondateurs étaient :

  • le Conseil français des urbanistes (CFDU) ;
  • l’Association professionnelle des urbanistes des collectivités territoriales (APUCT), devenue ensuite Urbanistes des Territoires (UT),
  • l’Association des urbanistes et aménageurs dans l’État (AUDE) ;
  • la Société française des urbanistes (SFU) ;
  • la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU) ;
  • la Fédération nationale des CAUE (FNCAUE) ;
  • la Fédération des PACT-ARIM devenue Fédération des Pact.


Les missions affectées à l’OPQU


L’OPQU est investi de la mission de service public d’attribution de la qualification d’urbaniste. Un protocole d’accord signé le 22 juillet 1998 entre l’État et l’OPQU constitue le fondement de cette mission.
Dès sa création, l’OPQU a placé d’emblée son action dans le cadre de la Charte Européenne des Urbanistes, reconnue par l’Union Européenne.






La phase de lancement de l’OPQU

Au départ, afin de lancer la qualification, des urbanistes ont été « choisis » par les associations fondatrices afin de définir le corps de doctrine de l’OPQU, de mettre en place les règles de la qualification et de constituer le premier contingent d’administrateurs et d’instructeurs chargés de procéder à l’instruction et à la qualification des premiers dossiers de candidatures.
Une fois le nombre d’urbanistes qualifiés suffisants, à partir de 2004, les urbanistes « choisis » ont été progressivement remplacés par des urbanistes qualifiés dans toutes les instances de l’OPQU. La référence aux urbanistes « choisis » a été supprimée des statuts en 2009.


Les évolutions qu’a connues l’OPQU

À mesure que l’OPQU développait sa mission de qualification, de nouvelles organisations l’ont rejoint : l’Association des professionnels des CAUE (APCAUE), l’Association française des agences d’urbanisme (AFUA), la section « urbanisme » de l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF), l’Ordre des architectes (OA) et l’Ordre des géomètres experts (OGE).
Enfin, l’Association pour la promotion de l’enseignement et la recherche en aménagement et urbanisme (APERAU) a été introduite comme membre de l’OPQU à titre consultatif.
Au cours de son histoire, l’OPQU a connu plusieurs modifications de ses statuts ou de son règlement intérieur afin de s’adapter aux évolutions du contexte ou pour tenir compte de l’approfondissement des méthodes de qualification.


Les évolutions en 2012-2013

À la fin de l’année 2012, l’OPQU a qualifié près de 700 urbanistes et inscrits plus de 100 jeunes diplômés sur la liste d’aptitude à la qualification d’urbaniste. Les administrateurs de l’OPQU considèrent qu’il est temps aujourd’hui que les urbanistes qualifiés prennent en charge directement la vie de l’Office. La création d’un « Collège des urbanistes qualifiés » pour leur permettre de s’exprimer lors des débats de l’assemblée générale et d’élire directement leurs représentants, des urbanistes qualifiés, au Conseil d’administration a été imaginé. Une révision des statuts était nécessaire.
En outre, les statuts de l’OPQU avaient vu se sédimenter dans les textes des notions tels que « membres fondateurs », « membres professionnels », « membres participants », « membres associés », sans oublier les « urbanistes choisis », toutes définitions qui était liées à la création de l’office et aux différentes forces qui l’ont porté dans sa phase de démarrage. Elles n’ont plus de raison d’être et entraînent de la confusion.
Compte tenu de cela, l’Assemblée Générale réunie en session extraordinaire le 23 juin 2012  a décidé la révision des statuts, dont les principes généraux ont été arrêtés par le vote du Conseil d’administration du 12 décembre 2012.
Cette démarche a abouti le 7 juin 2013 à l’adoption des nouveaux statuts par l’Assemblée Générale de l’OPQU réunie en session extraordinaire.
Par ailleurs, une charte nationale entre l’Association des Maires de France et l’OPQU sur la reconnaissance et la qualification de la profession d’urbaniste a été signée le 22 mai 2012. Elle rappelle les rôles et fonctions de l’urbaniste, précise les aptitudes professionnelles attendues par les maîtres d’ouvrage et pose les principes d’une déontologie de l’exercice de la profession d’urbaniste.

 

|Retour Accueil|OPQU - 28 avenue Léon Blum 31500 TOULOUSE | Tél : 05.62.27.07.34 | Email : opqu@free.fr
Rhonalpcom